Le projet
L’objectif de notre projet est de mettre au point un système de verrouillage pour une orthèse de genou
afin de compenser une déficience musculaire et/ou ligamentaire lors du cycle de la marche.
Mais qu’est-ce qu’une orthèse ?
L’orthèse peut être vue comme une partie de « squelette » externe, ou exosquelette
(d’où le nom de notre projet, aussi appelé AOS, pour Articulation pour Orthèse de Sécurite),
qui s’adapte sur le corps humain, mais, contrairement à la prothèse, ne remplace pas une partie
défectueuse ou inexistante (comme par exemple à la suite d'une amputation).
A qui cette orthèse peut-elle être bénéfique ?
Elle s’adresse aux patients atteints de problèmes réversibles et/ou locaux :
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Les problèmes réversibles sont liés à une déficience musculaire due à une trop longue hospitalisation ou
immobilité de certains muscles. En effet, certains patients sont amenés à rester parfois plusieurs mois voire
plusieurs années sans pouvoir bouger (coma, polyradiculonévrite…).
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Il peut aussi exister des déficiences locales (nerveuses ou musculaires) qui peuvent empêcher un patient de marcher
correctement. Dans ce cas l’orthèse serait permanente et à vie, et permettrait à un patient d’avoir une démarche plus physiologique.
Que pouvons-nous apporter comme améliorations par rapport aux orthèses existantes ?
Nous nous sommes fixés un certains nombre d’objectifs quant aux améliorations que nous pouvions tenter d’apporter par rapport
aux orthèses existantes, parmi lesquels :
aujourd'hui on trouve sur le marché, en grande majorité car
peu coûteuses, des orthèses de type jambe raide qui ne verrouillent qu'en
extension seule. Nous souhaitons
fluidifier le mouvement de la jambe : pour cela, notre système de verrouillage devra répondre à deux contraintes
principales :
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Le verrouillage doit être effectué dès lors que le patient a besoin de sécurité dans l’appui, donc pas seulement
en extension du membre inférieur ; la plupart des systèmes commercialisés sur le marché actuellement, ne permettent
le verrouillage qu’en extension totale de la jambe, ce qui montre clairement les limites d’utilisation de ces
systèmes, notamment pour des démarches peu dynamiques ou dans le cas d’une chute (patient qui trébuche).
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Le verrouillage doit pouvoir autoriser le « stance flex », légère rotation du genou lors du transfert du poids
du corps lors de la marche : cette fonction, réalisée naturellement par le corps humain, évite toute démarche
boîteuse, et permet un plus grand « confort » lors de la marche, fonction qui n’est assurée actuellement par aucun
produit en vente sur le marché mondial.
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L'orthèse doit laisser libre la jambe en phase pendulaire afin de garantir le meilleur confort d'utilisation possible.
Pourquoi avons-nous choisi ce projet ?
Le projet Exoskelet a bien évidemment un objectif social : notre but premier est d'améliorer le quotidien des patients qui
ressentent le besoin d'utiliser une orthèse, en travaillant à la mise au point d'un produit à la fois performant et ergonomique.